Trouver des solutions par domaine d'action publique
Repenser l'aménagement et l'acte de construire
Adapter la gestion du foncier (objectif ZAN)
Concevoir une offre de mobilité structurante
Produire une énergie locale et rentable
Préserver les ressources en eau
Développer l'économie circulaire
Recycler et valoriser les déchets
Protéger la nature et la biodiversité
Favoriser la santé-environnement
Renforcer la souveraineté alimentaire
Accélérer la rénovation énergétique
Stimuler le développement économique
Déployer une stratégie bas-carbone (ZEN)
Apporter de nouveaux services, renforcer la cohésion sociale
Exploiter l'intelligence artificielle
Accompagner l'action de l'équipe municipale, le travail des services
En partenariat avec : 
logo SCoTlogo AMF
logo AMRFlogo Intercommunalités de France
Géomètre Expert
Danièle Licata,
25 juin 2024
#actualite
#sante
#support
Les maires se mettent en quatre pour aider les particuliers à verdir terrasses et balcons

Végétaliser sa ville … oui mais comment lorsque le foncier manque, que les moyens financiers et que la ressource en eau se raréfient ? Pourtant entre mesures incitatives, financements, accompagnements, ou toute autre forme de soutien proposées par les municipalités pour accélérer la transition verte des villes… les pistes sont nombreuses. Et pour dresser un tour d’horizon des différentes politiques et aides publiques mises en place pour favoriser la végétalisation de l’espace privé en ville, L'Observatoire des Villes Vertes a interrogé son panel de villes. Résultat.


Toutes les villes sondées ont initié des projets pour inciter les particuliers à végétaliser : au minimum, les villes ont ainsi mené́ 2 projets (et jusqu’à 20) pour accompagner les particuliers, les associations et les entreprises à végétaliser durablement le foncier, pour des coûts de 100 à 150€ pour des projets de végétalisations de façades, pouvant aller jusqu’à 30 000€. Parmi les aides financières et les subventions directes, ce sont les bons de plantation qui sont les plus répandus. Ces contributions financières de la ville à l’achat d’arbres permettent d’inciter les particuliers, les copropriétés privées et les bailleurs sociaux à planter des arbres sur leur propriété́ et participer ainsi à la canopée globale de la ville. C’est le cas à Caen ou Angers par exemple, qui depuis 2022 participe à 50 % au prix de l’achat de l’arbre. Les villes accompagnent également de plus en plus les projets d'habitants ou associatifs via un budget participatif, à l’instar d’Amiens depuis 2012, ou Reims depuis 2014. Autre dispositif abondamment cité par les villes : les dons d’arbres, via lequel la ville peut offrir de jeunes arbres aux habitants de la commune. « Les participations proposées par les collectivités pour les particuliers vont dans le sens d'intégrer les habitants à l'effort de végétalisation des villes et en premier lieu de leur environnement de vie. Également, ces actions sont d'une grande pédagogie pour donner envie de protéger leur patrimoine végétal ». commente Anne Marchand, co-présidente de l’Observatoire des villes vertes.

Partager le savoir-vert et accompagner les projets
Les municipalités peuvent aussi accompagner les particuliers dans la réalisation technique de leur projet de végétalisation pour s’assurer de leur viabilité́, soit en désartificialisant un pan de voie publique, soit en installant des infrastructures dédiées. À Metz par exemple, la ville installe depuis 2019 des câblages sur les façades des particuliers qui souhaitent y faire grimper des plantes grimpantes.

Les villes interrogées évoquent aussi la formation et l’organisation d’ateliers de jardinage permettant aux habitants d’acquérir des connaissances sur les plantes, les techniques de jardinage et les bénéfices sur la santé, le bien-être et la biodiversité́. Cette sensibilisation accrue permet notamment de renforcer la viabilité́ et la longévité́ des projets comme pour Brest, qui propose aux habitants de venir remplir sur place leurs jardinières vides, en apprenant à les composer et les entretenir ; ou à Marseille, qui depuis cette année édite un guide du jardin privé méditerranéen pour l’entretenir en respectant la biodiversité́ pour des services écosystémiques plus importants.

Enfin, de plus en plus de conventions sont nouées entre les villes, les organisations communautaires, les entreprises et les résidents. Ces partenariats, qui renforcent les liens entre les différents acteurs de la ville, favorisent le partage des responsabilités et des succès. Parmi les initiatives exemplaires, on peut citer le Centre Hospitalier Régional de Metz, qui a mis à disposition de la ville en septembre 2023 une bande de terrain le long d’une voirie communale sur laquelle la ville a planté un alignement de 36 arbres.

Des moyens contraignants malgré́ l’engagement des équipes municipales
Dans la majorité́ des cas (87 %), les élus en charge des espaces verts sont à l’initiative des projets La moitié des projets est également portée par les maires (56 %). Les collectifs de citoyens et d'habitants ne sont quant à eux à l’initiative des projets que dans 12,5 % des villes interrogées ; une contribution plus modeste qui souligne l’importance de la sensibilisation des citoyens pour créer des dynamiques globales en faveur des villes plus vertes.

Il s’agit d’ailleurs d’un des principaux défis à relever par les villes pour accélérer les collaboration public/privé : la communication et la pédagogie représentent une difficulté́ pour 25 % des villes répondantes, au même titre que les coûts générés par ces initiatives (25 %) ou encore la réglementation encore trop contraignante (25 %).

| |
Cyril MAGLIANO,
21 juin 2024
#actualite
#services
#support
Cybersécurité : un enjeu crucial pour les collectivités

La cybersécurité et la planification territoriale sont deux sujets qui peuvent sembler distincts, mais ils sont étroitement liés par la nécessité de protéger les infrastructures critiques des collectivités, de plus en plus vulnérables aux intrusions de pirates et à une panoplie de menaces numériques.

Les systèmes d'éclairage intelligents, l'hypervision des réseaux, les systèmes d'énergie renouvelable, la sécurité active des véhicules, les réseaux de transport, l'Internet des objets (IoT) sont désormais au cœur du fonctionnement des collectivités. Cependant, toutes ces technologies innovantes, bien qu'essentielles pour la transition écologique, sont aussi des cibles potentielles pour les cyberattaques.

Menaces et conséquences
Les cyberattaques peuvent gravement perturber les collectivités, entraînant des pannes de courant, des fuites d'eau, la paralysie des réseaux de transport, des perturbations du trafic routier, des failles dans les systèmes de surveillance et même la mise en échec des services de police ou de pompiers. Ces perturbations compromettent non seulement la sécurité et le bien-être des citoyens, mais entraînent aussi des coûts très élevés pour le rétablissement des services.

Une approche intégrée pour une résilience accrue
Selon l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), environ 10 cyberattaques ciblent sérieusement les collectivités territoriales chaque mois. Et c’est un fait : un simple antivirus ne suffit plus pour contrer les sabotages informatiques ou la compromission des systèmes informatiques qui en découlent. Dans ce contexte, les collectivités locales multiplient les mesures pour se protéger : elles lancent des campagnes de sensibilisation pour éduquer les citoyens aux bonnes pratiques en ligne, sécurisent les réseaux Wi-Fi publics, instaurent des normes de sécurité pour les entreprises locales et réalisent des audits de leurs services municipaux. Les enjeux sont de taille, car il est de la responsabilité des collectivités :
  • de protéger les données sensibles des citoyens qui se vendent à prix d'or et assurent un profit immédiat pour les hackers,
  • d’assurer la confiance dans les services publics,
  • et d’adapter les infrastructures aux menaces contemporaines.
La résilience des collectivités passe aussi par une approche intégrée de la cybersécurité, indispensable pour garantir la continuité et la sécurité des services publics. Autrement dit, il leur appartient de mieux se préparer et de répondre efficacement aux catastrophes, qu'elles soient naturelles ou malheureusement provoquées par l'homme !

| |
Stella Gass,
Fédération des SCoT
20 juin 2024
#actualite
#biodiversite
#amenagement
Stratégie écologique territoriale et nouveaux modèles d'aménagement des territoires

Rencontre Régionale de la Fédération des SCoT et des Partenaires
📍 Lieu : Amphithéâtre du CNFPT, Toulouse
📅 Date : 4 juillet 2024

Les défis des transitions et les nouvelles trajectoires attendues des territoires nous invitent à repenser nos coopérations locales et à renforcer l’écosystème des acteurs pour partager le contenu, les objectifs prioritaires et mettre en œuvre de nouvelles stratégies territoriales.

Comment accélérer les transitions ? Quelles nouvelles stratégies territoriales ? Comment favoriser le dialogue en amont de la réalisation des documents pour une meilleure prise en compte des enjeux de tous les acteurs et s’assurer de leur mise en œuvre ? Chacun a un bout de la solution. Quelle coopération entre les acteurs publics et privés pour répondre aux objectifs de politiques publiques ? Quelle coopération entre les territoires ? Quel rôle pour les différents acteurs dans la construction d’une politique reconquête de la biodiversité ?

Pourquoi participer ?
  • Découvrez des stratégies innovantes pour accélérer les transitions écologiques et territoriales.
  • Renforcez les collaborations entre acteurs publics et privés pour des politiques publiques efficaces.
  • Participez à des discussions enrichissantes pour une meilleure prise en compte des enjeux de tous les acteurs.
  • Identifiez des nouveaux modèles pour l’aménagement durable des territoires.
  • Élargissez votre réseau et contribuez à une fertilisation croisée des approches.
(dans la limite de 250 places disponibles)

Programme

9h00 – Accueil Café

9h30 – 9h45 : Introduction
Hervé Lefebvre, Référent politique Occitanie de la Fédération des SCoT, Maire de Samatan et Président du SCoT de Gascogne.

9h45 – 10h45 : Baromètre des transitions
Présentation du baromètre des transitions en Occitanie, suivie d'échanges pour éclairer autrement les débats locaux.

10h45 – 11h00 : Actualité de la modernisation des stratégies territoriales

11h00 – 11h30 : Vers de nouveaux modèles d'aménagement des territoires et reconquête de la biodiversité
Présentation de l’étude de la Fédération des SCoT réalisée avec une trentaine de partenaires.

11h30 – 12h30 : Renforcement de l'écosystème des acteurs territoriaux
Dialogue renouvelé et fertilisation croisée des approches. Propositions de méthode pour élargir les approches et échanges avec la salle.

12h30 – 13h30 : Pause déjeuner (sur place)

13h30 – 16h00 : Chacun a un bout de la solution
Tables rondes animées par Christine Sanchez Martin, référente régionale de la Fédération des SCoT.

13h30 – 14h30 : Attractivité et résilience, les transitions levier économique des territoires 
  • Quelle place de l’eau, des espaces naturels, des paysages de la biodiversité sur l’attractivité territoriale pour les habitants et les acteurs économiques ? 
  • Quels enjeux autours des continuités écologiques ? 
  • Comment adapter des installations industrielles au changement climatique ? 
  • L’approche est-elle la même dans les espaces déjà urbanisés, dans les nouveaux projets et dans les espaces naturels agricoles et forestiers ? 
  • Quel rôle pour les acteurs privés aux côtés des collectivités et quelles attentes ?
Illustrations concrètes avec des retours d’expériences « chacun a un bout de la solution »

14h30 – 15h30 : Gouvernance et financement des transitions
  • Ouvrir la place aux acteurs privés dans la définition des stratégies locales et régionales, les attentes des acteurs ?
  • Quelle gouvernance mettre en place pour réussir les projets de demain et accélérer les transitions ?b La RSE, levier essentielle pour des stratégies inclusives, transparentes et responsables.
  • Quels financements ? 
Exemple de la renaturation et de la restauration des fonctionnalités des sols pour les acteurs du commerce : portage, outils juridiques et suivi dans le temps ?

15h30 – 16h30 : Conclusion et perspectives

(dans la limite de 250 places disponibles)

| |
Françoise Rossignol,
SCoT de l'Arrageois
19 juin 2024
#actualite
#amenagement
Venez échanger avec nous à l'ocassion des 18ème Rencontres Nationales des SCoT à Arras !

C’est avec grand plaisir que le territoire du SCoT de l’Arrageois accueille cette année la 18ème édition de nos rencontres.

Comment construire sa stratégie écologique territoriale ? Grand enjeu auquel toutes et tous , et en particulier nos SCoT doivent faire face ? 

Au regard du changement climatique qui s’accélère, nous nous devons de tenter d’organiser des réponses à la hauteur des défis que nous avons à relever. Le contenu de nos rencontres nous permettra d’appréhender, avec des échanges de qualité, des clés pour nous projeter, pour organiser localement les nécessaires modifications de trajectoires, pour s’adapter, reconquérir, et répondre aux enjeux de demain. Comment agir pour les générations futures après 40 années d’érosion de la biodiversité ? Comment appréhender et construire une réelle stratégie de renaturation intégrée dans notre quotidien ? Comment concilier une politique de reconquête de la biodiversité et la trajectoire ZAN ? Comment travailler et imaginer un avenir positif ensemble ?

Conscients des évolutions de notre monde, nous, élus et techniciens, sommes convaincus que notre devoir est d’agir, agir collectivement dans un projet de territoire pour préserver nos biens communs, et agir pour tracer la voie d’une planification écologique pour les générations futures, malgré nos interrogations, inquiétudes et les nombreux obstacles que nous pouvons rencontrer.

Je suis convaincue que nous alimenterons mutuellement nos réflexions. Collectivement, nous apporterons des réponses à nos interrogations ; nous agirons pour une meilleure prise en compte de nos stratégies écologiques territoriales et faciliterons leurs mises en œuvre.

Et c’est à Arras, avec son ambiance architecturale unique, ses places et son beffroi, ville meurtrie qui s’est reconstruite il y un siècle au cœur du pays d’Artois, au sein d’un territoire alliant l’urbain et le rural, l’industrie et l’agriculture et qui sait ce que résilience signifie. Nous allons partager des temps forts de réflexion mais également des moments de convivialité.

Bienvenue en Hauts de France, dans notre Département du Pas de Calais, à Arras que vous apprendrez à découvrir et bonnes rencontres nationales à toutes et tous !

Françoise Rossignol, Présidente du SCoT de l'Arrageois.

Inscrivez-vous dès aujourd'hui !


| |
Cédric Szabo,
Association des maires ruraux de France
14 juin 2024
#actualite
#services
#support
Plongez au cœur des réalités des maires ruraux

Prenez le temps de regarder le documentaire captivant de Gérard Poujade, « Nos maires ». Maire lui-même de Le Séquestre (Tarn) depuis 23 ans, Gérard Poujade nous offre une immersion inédite dans la vie de douze premiers magistrats français, six hommes et six femmes de chaque région. Découvrez leur quotidien, leurs défis et leur engagement sous un nouveau jour. "Les maires sont les inconnus du grand public et les élus les plus appréciés de leur population" commente Gérard Poujade. "Ils sont en première ligne face aux crises et aux désordres du monde. J’ai voulu leur donner un temps long pour comprendre qui ils sont, comment ils en sont arrivés là ; parler avec eux de l’actualité, de la désaffection des électeurs lors des votes et de leur vie privée.

Un beau moment de civisme et d’éclairage nouveau sur le maire, avec le soutien du Groupe La Poste et de l’Association des Maires Ruraux de France, ce film a fait l’objet d’une première nationale le mardi 28 mai au siège de La Poste à Paris avant d’être projeté sur l’ensemble du territoire. Un bel outil pour alimenter les débats en préparation du renouvellement des conseils en 2026 !

| |
Nicolas Fournier le Ray,
13 juin 2024
#solution
#biodiversite
#foncier
Sobriété foncière : la forêt est un enjeu crucial pour le futur

En France métropolitaine, la forêt couvre aujourd’hui 31% du territoire, ce qui représente un peu plus de 17 millions d’hectares. Cela équivaut à un hectare de forêt pour 4 habitants. Si nous prenons l’hypothèse qu’un hectare de forêt absorbe en moyenne 3,5 tonnes de CO2 équivalent par an et que l’empreinte carbone qu'un habitant est de 10 tonnes de CO2 équivalent par an*, la forêt française capte plus de 10% de nos émissions de gaz à effet de serre chaque année, constituant ainsi le principal puit de carbone du pays

Pour réduire les émissions de carbone, deux actions principales sont envisageables :
  • la première consiste à décarboner nos industries, y compris les secteurs du transport et de la construction, pour intégrer la contribution des ménages à cet effort.
  • la deuxième, moins évidente mais tout aussi cruciale, est d'augmenter la capacité des écosystèmes naturels à séquestrer le carbone de manière durable. Cette approche met en avant l'importance du monde vivant, car sans son soutien, la décarbonation industrielle seule ne sera pas suffisante.
Il est par ailleurs intéressant d'observer que la répartition des forêts varie considérablement entre les départements. Les collectivités, qui possèdent 16% de la superficie forestière totale, avec 80% de ces zones boisées situées dans les régions Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté (selon l'IGN), jouent un rôle crucial. Sur le chemin de la sobriété foncière, considérer la forêt et ses multifonctionnalités est un enjeu fondamental. Pour la planification territoriale, il apparait essentiel en amont de :
  • connaître la quote-part forestière de son territoire,
  • identifier sa propriété (publique ou privée),
  • évaluer son état de santé (taux de mortalité),
  • analyser sa gestion (pratiques sylvicoles),
  • appréhender ses risques (incendies, tempêtes, équilibre sylvo-cynégétique),
  • valoriser ses usages (production de bois, protection de la biodiversité, accueil du public),
  • calculer sa capacité annuelle de séquestration de carbone.
Cette exercice, par la production d’"indicateurs du vivant", doit permettre d’identifier des solutions plus efficaces pour lutter contre le changement climatique, de promouvoir une gestion durable des terres en adoptant des projets respectueux de la biodiversité, du climat et de la vie terrestre en général.

* Source : SDeS, tableaux de l'économie française

Bon à savoir : les forêts jouent un rôle crucial dans la séquestration du carbone en absorbant le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère et en le stockant dans la biomasse des arbres (tronc, branches, feuilles) et dans le sol. Cette capacité de séquestration varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que le type de forêt, l'âge des arbres, les pratiques de gestion forestière, et les conditions climatiques.

| |
Olivier Chambord,
10 juin 2024
#juridique
#amenagement
#foncier
Le certificat de projet dans les friches : une aubaine pour les porteurs de projet et les communes

Le 22 mai 2024, le décret n°2024-452 du 21 mai 2024 a été publié, ouvrant la voie à l’expérimentation d’un certificat de projet dédié aux friches. Aux termes de l’article L111-26 du code de l’urbanisme, une friche est tout bien ou droit immobilier, bâti ou non bâti, inutilisé et dont l'état, la configuration ou l'occupation totale ou partielle ne permet pas un réemploi sans un aménagement ou des travaux préalables.

Ce certificat, instauré par l'article 212 de la loi Climat et Résilience, marque une avancée significative pour la réhabilitation des friches en France. Cette expérimentation, qui se déroulera jusqu’au 31 mai 2027, vise à simplifier et sécuriser les démarches administratives pour les projets de reconversion de friches, contribuant ainsi à l'objectif de "zéro artificialisation nette" (ZAN). Son délai d’instruction est de quatre mois. L’autorité compétente est le préfet de Département.

Les maires et porteurs de projets sont vivement encouragés à participer à cette expérimentation, qui soutient l'objectif de zéro artificialisation nette et optimise les délais et les coûts de procédures…

Portée opérationnelle pour les communes
Le décret permet aux communes en qualité de porteur de projet ou d’autorité administrative de mener des actions efficaces pour la reconversion des friches situées sur les leur territoire. Il repose sur :
  • une communication plus fluide avec les préfets : la procédure prévoit un échange minimal entre le préfet de département et la collectivité territoriale compétente pour la délivrance des autorisations d’urbanisme. Cette interaction vise à harmoniser les décisions et à garantir que les projets soient en accord avec les Plans Locaux d’Urbanisme.
  • le maintien du pouvoir du maire en matière d’urbanisme : le maire ou le président de de la communauté conserve un rôle prépondérant dans l’instruction des certificats d’urbanisme pour assurer l’intégration des observations locales dans les décisions finales.
  • une maîtrise du calendrier global d’instruction : les services instructeurs sont tenus soit de rappeler les délais réglementaires soit de prévoir un calendrier d’instruction global, pour optimiser les délais de l’ensemble des procédures et de mieux les articuler avec le calendrier des porteurs de projets.
  • une responsabilisation des parties prenantes. Le préfet assure une harmonisation des décisions des différentes autorités compétentes. En cas de désaccord, les délais et les motifs doivent être clairement indiqués pour responsabiliser les différentes parties prenantes et favoriser la transparence des échanges.
À noter : un rapport d’évaluation sera réalisé à la fin de l’expérimentation. Les communes ayant mis en œuvre le dispositif pourront contribuer à affiner le dispositif afin qu’il réponde au mieux aux besoins locaux et aux objectifs nationaux de réhabilitation des friches.

Portée opérationnelle pour les porteurs de projet.
Pour les porteurs de projet, ce nouveau certificat de projet dédié aux friches présente des avantages opérationnels en termes notamment :
  • de simplification des procédures : le dispositif permet de centraliser les demandes de certificats en un guichet unique, évitant ainsi de devoir recourir à plusieurs autorités en vue d’obtenir les informations ou autorisations relatives au code de l’urbanisme, au code de l’environnement, au code de la construction et de l’habitation, au code rural et de la pêche maritime, au code forestier, au code du patrimoine, au code du commerce et au code minier. Cela simplifie considérablement les démarches administratives nécessaires à la reconversion des friches.
  •  d’évaluation environnementale : la demande de certificat peut être accompagnée d’une demande d’examen au cas par cas ou d’un avis de cadrage pour l’étude d’impact environnemental.
  • de couplage avec le certificat d’urbanisme : les porteurs de projet peuvent coupler leur demande de certificat de projet avec un certificat d’urbanisme, offrant une évaluation globale de la faisabilité du projet, incluant les aspects urbanistiques et environnementaux. Cette possibilité résulte de l’article 6 du décret publié.
  • d’archéologie préventive : la demande de certificat de projet devra être transmise par le préfet du département au préfet de région afin que ce dernier détermine si le projet donnera lieu à des prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation. Lorsque le préfet de région indique que le projet ne donnera pas lieu à des prescriptions, ou en cas de silence gardé par le préfet de région dans un délai de deux mois, il renonce pendant un délai de 5 ans à prescrire un tel diagnostic. Cette renonciation n’est toutefois pas valable : lorsque  le projet envisagé est situé dans une zone où les projets d’aménagement sont présumés faire l’objet de prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation ; lorsqu'il a fait l’objet de modification substantielle, au sens de l’article R. 523-13 du code de l’urbanisme i.e. de modification portant notamment sur l’implantation, la profondeur ou les modes de fondation des ouvrages projetés ; ou encore lorsque l’évolution des connaissances archéologiques fait apparaître la nécessité de réaliser ce diagnostic.
  • de cristallisation du droit applicable : le certificat de projet permet de figer les règles d'urbanisme applicables au moment de la délivrance du certificat de projet, offrant ainsi une visibilité et une stabilité réglementaire précieuses pour les porteurs de projet dans un délai de dix-huit mois à compter de la date de délivrance de ce certificat. Cette cristallisation ne concerne toutefois pas les dispositions dont l’application est nécessaire au respect des engagements internationaux de la France, notamment du droit de l’Union européenne, ou lorsqu’elles ont pour objet la préservation de la sécurité, de la santé ou de la salubrité publiques. Le bénéficiaire a la faculté de renoncer à la cristallisation du droit applicable pour les autorisations restant à délivrer.
  • responsabilité de l’administration : le certificat engage la responsabilité de l’administration qui garantit le respect des délais et des engagements pris, sous peine de réparation du préjudice subi de ce fait par les porteurs de projet.
En simplifiant les démarches administratives et en assurant une meilleure coordination entre les différentes autorités, ce décret offre un outil innovant et pragmatique pour les porteurs de projet et les communes. Cette expérimentation triennale constitue une étape importante vers une gestion plus efficace et durable de l’aménagement du territoire en France. Nous  encourageons les communes et les porteurs de projets à se saisir de cette expérimentation !

| |
Nicolas Haslé,
SCoT des Territoires du Grand Vendômois
8 juin 2024
#actualite
Réchauffement climatique : une approche scientifique pour prendre de la hauteur

Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, présente ses récents travaux dans le cadre des conférences ECHO organisées par Cap Sciences et en partenariat avec la Librairie Mollat, de Bordeaux. Egalement engagée au sein du GIEC, elle replace le vivant au coeur du sujet en insistant sur l'urgence de lutter contre le réchauffement climatique et de s'y adapter, notamment pour des enjeux sociaux, démographiques, migratoires, éducatifs, sanitaires, patrimoniaux, etc.

Chaque échelon de responsabilité est appelé à l'action, du micro local au macroplanétaire.

| |
Stéphane GOURGOUT,
4 juin 2024
#actualite
#services
#amenagement
La Communauté Urbaine d'Arras lance une démarche de Jumeau Numérique 3D sur son territoire

La Communauté Urbaine d'Arras (CUA) franchit une nouvelle étape dans la gestion et la planification de son territoire en lançant le développement d'une maquette numérique 3D interactive. Ce projet ambitieux, réalisé en collaboration avec la société Bionatics, s'appuie sur un "jumeau numérique" du territoire enrichi des projets de la collectivité. Il offre une vision dynamique et précise du territoire destinée à partager le diagnostic territorial le plus largement possible et à initier les changements de trajectoire pour faire face aux défis des transitions.

Une innovation au service de la stratégie territoriale.
La CUA est désormais dotée d’un un outil de pointe avec plusieurs applications clés pour :
  • aider à la prise de décision et élaborer les stratégies d'aménagement, de rénovation urbaine et de renaturation de la ville, notamment dans le cadre du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) ;
  • guider les opérateurs avec une charte numérique 3D mise en œuvre par la collectivité destinée à faciliter le partage et l’instruction des projets ;
  • prévenir et évaluer les risques climatiques grâces aux capacités de modélisation et de simulation de la maquette numérique (ombres portées, inondations, îlots de chaleur urbains, renaturation, croissance de la végétation ... ).
  • innover en matière de concertation en offrant la possibilité aux habitants et aux entreprises de se projeter dans l’avenir du territoire, et fédérer l’ensemble des acteurs autour d’une vision partagée de ses potentialités.
Des applications concrètes et immédiates
À très court terme, ce jumeau numérique sera déployé pour accompagner plusieurs projets d'aménagement majeurs, dont le Masterplan Gare, le Parc de la Tourelle et la Vallée Scarpe 2.
La Communauté Urbaine d'Arras, en partenariat avec Bionatics, démontre ainsi son engagement à utiliser les technologies innovantes pour une gestion territoriale efficace et durable, répondant aux défis contemporains et futurs. Cette initiative marque une étape importante dans la transformation numérique de la région, mettant en lumière les atouts et le potentiel de son territoire.

| |
Nicolas Fournier le Ray,
3 juin 2024
#actualite
#eau
#biodiversite
Quel est le podium des systèmes sylvicoles dans un contexte de résilience environnementale ?

Cette année, la France accueillera les JO et mettra en avant le thème de la résilience environnementale par rapport aux éditions précédentes. Imaginons-nous un instant en candidats à la victoire en matière de gestion forestière. Parmi les participants :
  • le système de « coupe rase », caractérisé par des peuplements d'arbres du même âge et mono essence, favorisant des cycles de vie courts et une récolte complète en une seule période.
  • le système des « coupes progressives », avec des peuplements d'arbres d'âges différents, généralement d'une seule essence, parfois de deux, permettant d'allonger les cycles de vie pour fournir des semenciers pour la nouvelle génération. L'ensemencement artificiel est parfois utilisé pour accélérer ce processus naturel et permettre la récolte des arbres adultes.
  • le système de « couvert continu », qui imite le plus l'état naturel, avec des arbres de différents âges et essences, afin de maintenir un écosystème permanent et de favoriser le cycle de vie naturel de chaque arbre.
Bien gérer une forêt est aujourd’hui une priorité, car ces écosystèmes, complexes et interdépendants, sont essentiels pour lutter contre le réchauffement climatique en tant que premier puits de carbone continental, le deuxième après les océans à l'échelle mondiale. Pour les juges, le choix d’un système sylvicole doit essentiellement tenir compte :
  • de la condition actuelle d’une forêt : l’âge du peuplement, les essences, la mortalité, la régénération naturelle, le sol, la biodiversité, etc.
  • des objectifs économiques, sociaux et environnementaux souhaités par son propriétaire, public ou privé.
En intégrant le volet « Résilience Environnementale », le système de "couvert continu" obtient sans hésitation la médaille d’or car il répond le plus favorablement possible aux rôles attendus de la forêt :
  • le bilan économique du propriétaire est perpétuellement maintenu.
  • le bilan environnemental est conservé voire amélioré avec le temps, en maintenant le paysage, respectant les cycles de vie des essences, augmentant la biodiversité et préservant les sols et les ressources en eau.
  • le bilan social est continu, avec un écosystème aussi naturel et diversifié que possible, bénéfique pour tous (puits de carbone, espaces de loisirs, de bien-être, etc.).
Bonne nouvelle : les forêts d’Île-de-France s’orientent aujourd’hui vers une application unique de ce système sylvicole !

| |
Actualités
Solutions
Juridique, règlementaire



















Partenaire média