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Nicolas Thouvenin,
France Climat
4 avril 2025
#actualite
#amenagement
#biodiversite
À la filature des possibles, on ne tisse pas que des idées… on renature !

Hier à Lisieux, la rencontre régionale des SCoT normands a fait le pari du concret : comprendre comment les stratégies de renaturation peuvent véritablement prendre forme.  Ce qui rend l'action possible ? Un dialogue entre collectivités, entreprises et partenaires techniques, autour de diagnostics partagés, de leviers concrets et de volontés alignées.

La planification, bien qu’éloignée en apparence des urgences du quotidien, doit permettre de poser les bonnes questions, au bon endroit, avec les bonnes personnes. Pas seulement des chiffres nationaux ou des injonctions générales, mais des problèmes bien posés, à la bonne échelle, en regardant devant, derrière et à côté.

Téléchargez ici le guide sur la renaturation proposé par la Fédération des SCoT.

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Nathalie Crouzier-Roland,
Festival Ville[s]!
20 mars 2025
#actualite
#amenagement
Le festival des sciences humaines autour de la ville revient à Saintes, samedi 19 avril 2025

(Re)construire la ville : 🏗️ c’est le fil rouge de cette nouvelle édition, entre héritage, récits urbains et nouveaux usages.

Une journée pour croiser les regards d’historien·nes, d’urbanistes, d’anthropologues, d’architectes, de géographes… et ouvrir la ville à toutes celles et ceux qui veulent la comprendre pour mieux la transformer. 🧠 Au programme :

  • Des conférences passionnantes sur la reconstruction des villes après la guerre, les mémoires urbaines, les friches invisibles, l’habitat pavillonnaire, les outils de planification...
  • Des ateliers pour décrypter les enjeux du foncier, du patrimoine et du renouvellement urbain.
  • Des visites de terrain, au cœur de Saintes, pour explorer la ville en mouvement.

Avec des chercheurs et praticiens engagés comme Nicolas Offenstadt, Anne-Claire Vallet, Marc Kaszynski, Jean-Marc Stébé, Bruno Dufaÿ, Aurélien Durand, Gilles Ragot, Pascale Francisco, et bien d’autres…

📍 Un événement accessible à toutes et tous, où se rencontrent réflexion, action et convivialité.

📘 Programme complet et inscription gratuite 👉 https://festival-villes-saintes.com

Pensez à réserver vos sessions, les places sont limitées !

Au plaisir de vous rencontrer lors de cette journée qui s'annonce mémorable

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Danièle Licata,
ZePros Territorial
11 mars 2025
#actualite
#amenagement
#energie
3 Minutes / 3 Questions dans les conditions du Direct avec Laurent Brillard, maire de Vendôme (41) et Président de la communauté d'agglomération Territoires vendômois


Zepros Territorial vous emmène chaque semaine avec France Climat à la rencontre d’un élu de France. Un format direct, rapide et percutant pour découvrir les défis, réussites et visions d’hommes et de femmes engagés. Invité cette semaine, Laurent Brillard, maire de Vendôme (41) et Président de la communauté d'agglomération Territoires vendômois. En 3 minutes chrono, il partage ses projets marquants, ses petites frustrations et ses grandes ambitions pour sa commune. Un échange sans détour, à ne pas manquer !

De quel projet mené à terme êtes-vous le plus fier ?

Nous avons concrétisé plusieurs projets ces dernières années, mais celui dont je suis particulièrement fier est la chaufferie bois au cœur du quartier des Grands-Prés alimentée par du bois déchiqueté. Financé par la communauté d’agglomération Territoires vendômois, pour un montant de 2,3 millions d’euros, le réseau de chaleur alimente les équipements de la communauté d’agglomération comme le centre aquatique des Grands-Prés, le dojo, le gymnase des Grands-Prés, l’accueil de loisirs sans hébergement des Galopins, le Minotaure et les bureaux de l’Hectare. Par ailleurs, le club-house de l’USV tennis a également été raccordé au réseau. Et à l’avenir, la gendarmerie et même des particuliers pourraient eux aussi être alimentés. Au-delà des revenus que nous générerons avec ce réseau, qui seront minimes, nous visons surtout une baisse conséquente des dépenses énergétiques pour la collectivité.

Y a-t-il un projet abouti qui vous laisse malgré tout un léger goût d’inachevé ?

Bien sûr, nous aimerions voir aboutir mille et un projet, mais tout n’est pas réalisable immédiatement, le contexte budgétaire, imposant des arbitrages. Le seul point qui me préoccupe vraiment concerne le manque de professionnels de santé. Vendôme est une ville attractive, mais l’un des premiers freins pour s’y installer reste la difficulté à trouver un médecin ou un kiné. Mais je ne désespère pas, les actions mises en place pour pallier au manque commencent à porter leur fruits, mais trop lentement. Un autre projet qui a pris du retard est la rénovation du musée. La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) a mis du temps à valider le projet scientifique et culturel, ce qui nous a fait perdre du temps. Est-ce que l’Etat va aujourd’hui nous accompagner financièrement ? Rien n’est moins sûr, les priorités budgétaires ont depuis évolué.

Quel est le projet qui marquera l’histoire de votre mandat ?

S’il y a un projet emblématique, c’est sans doute l’aménagement urbain de Vendôme, notamment autour du projet Chartrain. Nous avons facilité les mobilités douces, créé des lieux de rencontres et de végétalisation, malgré la contrainte des réseaux en sous-sol. Nous avons trouvé des alternatives pour planter des arbres et aménager des espaces de convivialité, ce qui améliore considérablement le cadre de vie et amplifie l’attractivité de la ville. Pour se faire, nous avons mobilisé des spécialistes : architectes, urbanistes, cabinet d’expertise en circulation et en stationnement, spécialistes en logistique urbaine ou encore experts sur la dynamique commerciale des villes. Ce projet concerté s’est modelé grâce aux échanges avec les Vendômois au cours de balades urbaines, d’ateliers citoyens, de réunions publiques et d’ateliers avec les commerçants. Sur le plan écologique, nous avons mis en place des solutions innovantes pour la gestion des espaces verts et l’utilisation de matériaux durables. Tous nos nouveaux aménagements utilisent des matériaux perméables pour limiter l’imperméabilisation des sols. Nous avons aussi refait la voirie autour de la piscine avec du béton décarboné, une initiative encore rare dans la région.
Dans le même temps, nous avons isolé plusieurs infrastructures majeures, comme le gymnase des Grands Prés et la mairie, pour réduire leur consommation énergétique. Aujourd’hui, 57 % de l’éclairage public de Vendôme est en LED, ce qui représente une économie substantielle sur nos dépenses énergétiques.
Nous avons aussi développé le covoiturage, avec une prise en charge totale des frais de déplacement pour les usagers de notre plateforme dédiée. Et en matière de reforestation, nous avons dépassé nos objectifs : nous avions promis de planter 1 000 arbres, nous en sommes déjà à 1 200, même en prenant en compte ceux que nous avons dû couper pour raison sanitaire.

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Pascale Poirot,
Art Urbain dans les Territoires
11 mars 2025
#actualite
#amenagement
#eau
Invitation presse - Prix National Art Urbain 2025

Le lancement officiel de l’appel à candidatures au Prix National Art Urbain 2025 approche ! Cette année, nous explorons un enjeu majeur : « Habiter avec l’eau : Recontextualiser l’aménagement des villes, bourgs et villages » 💧🌍

📅 Rendez-vous lundi 31 mars 2025, de 9h30 à 11h00 📍 Tour Séquoia, ministère de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique (Paris – La Défense, accueil à partir de 9H00)
👉 Un temps d’échanges pour découvrir les objectifs du Prix, ses modalités de candidature et discuter avec des experts de solutions innovantes pour faire face aux défis de la crise hydrique et au changement climatique.

📢 Elus locaux, professionnels de l’urbanisme, acteurs engagés pour un cadre de vie durable : nous comptons sur vous pour faire vivre cette édition et relayer ce lancement !

Si vous connaissez des journalistes intéressés, n’hésitez pas à nous transmettre leurs coordonnées. 📩
Partagez, invitez et venez nombreux !

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Amandine TISLER,
Qualitel
10 mars 2025
#actualite
#services
#immobilier
La communauté urbaine de Dunkerque s'engage avec NF Habitat HQE ! 🌍🏡

La Communauté Urbaine de Dunkerque (CUD) devient le 78e partenaire collectivités/aménageurs de CERQUAL Qualitel Certification, affirmant son engagement pour un habitat de qualité avec la certification NF Habitat HQE.


Ce partenariat garantit que les nouvelles constructions respectent les exigences de la Charte Qualité d'Habiter de la CUD, qui veille à :
Des logements confortables et bien conçus : superficies adaptées, lumière naturelle, espaces extérieurs, accessibilité ;
Une performance environnementale renforcée : toitures bioclimatiques, gestion des eaux pluviales, îlots de fraîcheur, matériaux durables ;
Une intégration urbaine optimisée : proximité des transports et services, préservation des trames verte et bleue.

Chaque projet sera contrôlé dès la conception et en phase de livraison par un CCR - Contrôle de Conformité au Référentiel - pour garantir l’application des exigences NF Habitat HQE et de la Charte Qualité d’Habiter.

#Partenariat #NFHabitat #NFHabitatHQE #HabitatDurable #CUD #Cerqual #QualitéLogement #ConstructionResponsable

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Danièle Licata,
ZePros Territorial
4 mars 2025
#actualite
3 Minutes / 3 Questions dans les conditions du Direct avec Alain Chrétien, maire de Vesoul (70) et Président de de la communauté d'agglomération

Zepros Territorial vous emmène chaque semaine avec France Climat à la rencontre d’un élu de France. Un format direct, rapide et percutant pour découvrir les défis, réussites et visions d’hommes et de femmes engagés. Invité cette semaine, Alain Chrétien, maire de Vesoul et Président de de la communauté d'agglomération. En 3 minutes chrono, il partage ses projets marquants, ses petites frustrations et ses grandes ambitions pour sa commune. Un échange sans détour, à ne pas manquer !


De quel projet mené à terme êtes-vous le plus fier ?
La Cité Gérôme, au cœur de Vesoul, un projet majeur de réhabilitation mené par la Communauté d’Agglomération de la ville. Cet édifice historique, qui a abrité un collège jusqu’en 2019, était laissé à l'abandon et donc sans usage. Il était essentiel de réintroduire une activité économique et éducative en plein centre-ville. C'est bientôt chose faite ! Après d’importants travaux, le bâtiment construit en 1610 accueillera dès 2027 quatre pôles du CFA de Haute-Saône ainsi qu’un centre d’appel de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Nous remettons les jeunes apprentis au cœur de la ville, et leur offrons de meilleures conditions d’apprentissage tout en dynamisant le commerce local. Un projet qui conjugue préservation du patrimoine et renforcement du tissu économique.

Y a-t-il un projet abouti qui vous laisse malgré tout un léger goût d’inachevé ?
Le projet de requalification d’un quartier prioritaire dans le cadre de l’ANRU qui a été un défi de longue haleine. Car nous avons perdu énormément de temps dans des procédures administratives trop lourdes. L’opération est, certes, ambitieuse mais elle a du sens : démolition d’une tour de 70 logements, création d’espaces verts et rénovation de commerces pour recréer une dynamique de quartier. Mais si nous avions eu plus de latitude dans la gestion du projet, nous aurions gagné en efficacité et économisé de l’énergie. Encore un projet prometteur, mais freiné par la technocratie.

Lequel de vos projets marquera l’histoire de votre mandat ?
Incontestablement, la reconversion de l’ancien hôpital Paul Morel. Un projet emblématique qui allie patrimoine et inclusion. L’hôpital avait été délocalisé en périphérie en 2010, laissant un bâtiment sans vocation. Racheté par Handy’Up, ce site historique s’apprête à accueillir des bureaux, un spa, des chambres, et un restaurant dans l’ancienne chapelle, prévu pour 2027. Ce qui rend ce projet unique, c’est qu’il sera géré par des personnes en situation de handicap, renversant ainsi les rôles habituels. Une belle manière de valoriser le travail de ces personnes et de redonner une vocation forte au patrimoine local.
 

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Nicolas Boulbès,
Lidl France
4 mars 2025
#actualite
#amenagement
#biodiversite
Notre siège, véritable démonstrateur de notre stratégie nationale en faveur du paysage et de la biodiversité.

Chez Lidl France , nous traduisons nos engagements environnementaux en actions concrètes. Aujourd’hui, une nouvelle étape a été franchie avec l’installation de panneaux pédagogiques dans les aménagements paysagers de notre siège ainsi que son supermarché à Châtenay-Malabry.

📢 Également présents dans nos nouveaux supermarchés, ces panneaux ont une double mission :
  • Informer nos clients et collaborateurs sur les actions mises en place au plus près des réalités.
  • Sensibiliser aux enjeux de la biodiversité et à l’importance de préserver notre écosystème, à toutes les échelles.
🌎 Ensemble, agissons pour un avenir plus durable !

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Danièle Licata,
ZePros Territorial
25 février 2025
#actualite
#services
3 Minutes / 3 Questions dans les conditions du Direct avec Marie-Cécile Rivière, présidente de l’Association des Maires Ruraux de l’Ariège

Zepros Territorial vous emmène chaque semaine avec France Climat à la rencontre d’un élu de France. Un format direct, rapide et percutant pour découvrir les défis, réussites et visions d’hommes et de femmes engagés. Invitée cette semaine, Marie-Cécile Rivière, présidente de l’Association des Maires Ruraux de l’Ariège (AMR09) et adjointe au maire de la commune de Serres-sur-Arget (09). En 3 minutes chrono, elle partage ses projets marquants, ses petites frustrations et ses grandes ambitions pour sa commune. Un échange sans détour, à ne pas manquer !


De quel projet mené à terme êtes-vous la plus fière ?
Dans notre commune de 820 habitants, le projet qui me remplit de fierté est sans aucun doute celui de la redynamisation de l’école. Nous étions confrontés à une situation préoccupante : des familles partaient, des classes étaient sur le point de fermer. Nous avons alors décidé de passer à l’action en recrutant, en formant du personnel et en mettant en place un projet éducatif de territoire de qualité. Ce projet, pensé comme un véritable partenariat vivant autour des questions éducatives, s’inscrit tant dans la vie de la commune que dans celle de notre communauté d’agglomération. Grâce à ces actions, nous assistons à une augmentation des effectifs scolaires, ce qui permettra l’ouverture d’une nouvelle classe dès septembre. Au-delà de l’aspect purement scolaire, cette initiative rend notre commune plus attractive et favorise l’émergence de partenariats enrichissants, notamment à travers diverses collaborations. Je tiens également à saluer l’apport du réseau « Territoire Éducatif 09 » qui, en rassemblant l’ensemble des partenaires de l’éducation – institutions, fédérations d’éducation populaire, coordinateurs de politique éducative et élus –, constitue une ressource unique en France. »

Y a-t-il un projet abouti qui vous laisse néanmoins un léger goût d’inachevé ?
Je pense immédiatement à notre démarche de participation citoyenne. Dès le début de mon mandat, nous avions la volonté d’impliquer davantage les habitants dans la construction des projets et dans la prise de décision. Certes, nous avons organisé plusieurs activités ponctuelles qui ont permis une participation citoyenne, mais le véritable travail de codécision et d’implication sur le long terme reste à consolider. Ce qui apparaît clairement, c’est que la réussite de cette démarche repose avant tout sur la gouvernance du Conseil municipal. Il ne suffit pas que quelques élus soient convaincus des bienfaits de la participation ; l’ensemble du Conseil doit adhérer à cette vision. Consciente de cet enjeu, je travaille en collaboration avec divers collectifs – notamment avec le PETR (Pôle d'Équilibre Territorial et Rural) de l’Ariège – à ouvrir le Conseil municipal à plus de transparence et d’échanges. À ce titre, nous avons mis en place "l’Agora Native", un espace réunissant citoyens et élus désireux de repenser ensemble la gouvernance municipale.

Lequel de vos projets pourrait marquer l’histoire de votre mandat
Je citerai la création de l’Association des Maires Ruraux, l’AMR09. L’objectif était d’élargir le champ des expériences que nous pouvons mener au sein du Conseil municipal et de renforcer la voix des communes rurales dans un contexte où elles font souvent partie de structures intercommunales aux compétences très définies. Grâce à cette association, nous avons pu engager des partenariats stratégiques avec les communautés de communes, les départements et d’autres interlocuteurs institutionnels. Parmi les initiatives portées par l’AMR09, plusieurs projets me tiennent particulièrement à cœur. Par exemple, dans le cadre de la transition écologique, nous avons lancé des actions sur le réemploi des objets et la réduction des déchets en mobilisant des acteurs locaux tels que le réseau des Ressources Solidaires, le PNR (Parcs Naturels régionaux) et d’autres associations.
Sur le plan culturel, bien que la culture soit une compétence partagée, il est évident que dans notre territoire, les offres culturelles se développent moins que les activités sportives. Consciente de l’importance de l’accès à la culture, nous avons mobilisé divers partenaires – l’Éducation nationale, les départements, la DRAC (Direction régionale des Affaires Culturelles), ainsi qu’une structure nationale appelée l’UFISC (l’Union fédérale d’Intervention des Structures Culturelles et l’OCCE (L'Office Central de la Coopération à l'Ecole), afin d’organiser une journée de rencontres autour de l’éducation artistique et naturelle en Ariège. Cet événement, qui a rassemblé une centaine de personnes venues de toute l’Occitanie, a démontré l’efficacité de la synergie entre acteurs locaux et nationaux. 

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Jérémie Tourtier,
SEPAL
20 février 2025
#solution
Seriez-vous un "passeur" qui s'ignore ?

Si vous êtes en charge d'un projet de territoire au sein d'une collectivité, d'un syndicat mixte ou toute autre structure publique, et que vous avez l'humble ambition de transformer ce territoire pour faire face au changement climatique ou répondre aux nombreux défis de ce siècle, alors je vous conseille cette lecture.

Vous vous reconnaitrez sûrement dans ce beau récit d'Olivier ERARD qui est parvenu, ces dernières années, avec la confiance de son élu, à transformer la dynamique du Haut-Doubs confronté aux enjeux existentiels de la fin du modèle économique des stations de ski.

Ce livre vous permettra également d'explorer plus en profondeur les éléments théoriques et méthodologique mobilisés dans ce retour d'expérience. Ceux-ci sont décrits par Stephane Durand, expert accompagnant les transformations des systèmes socioéconomiques.

📗 Vous trouverez ici le livre mais aussi le replay de webinaires pédagogiques avec ses deux auteurs : https://le-passeur.blog/

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Danièle Licata,
ZePros Territorial
18 février 2025
#actualite
#economie
#immobilier
Rencontre avec Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de l'association Centre-ville en mouvement

Zepros Territorial vous emmène chaque semaine avec France Climat à la rencontre d’un élu de France. Un format direct, rapide et percutant pour découvrir les défis, réussites et visions d’hommes et de femmes engagés. Invité cette semaine, Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de l'association Centre-ville en mouvement pour qui " les politiques successives du logement se sont concentrées essentiellement sur des objectifs quantitatifs en ignorant souvent où et comment les Français veulent vivre ". 


Êtes-vous un maire bâtisseur ?
Philippe Laurent : Pas vraiment, et ce n’est pas faute d’en avoir l’ambition. Sceaux ne dispose ni de friches, ni de terrains libres. La population est stable depuis dix ans, mais sa composition change. Par exemple, nous avons aujourd’hui 10 % d’élèves en moins dans les classes, tandis que la proportion de personnes âgées augmente. Par ailleurs, la taille des foyers diminue : en 1968, trois personnes occupaient un logement, contre 2,04 aujourd’hui. Cela crée une pression pour construire davantage de logements pour une population équivalente.

Pensez-vous que la France a bien bâti ces dernières décennies ?
Philippe Laurent : L’état des lieux est contrasté. Après l’appel de l’abbé Pierre en 1954, la France s’est lancée dans une politique de construction massive, souvent dictée par l’urgence sociale. Cela a conduit à l’émergence des ZUP (zones à urbaniser en priorité), qui ont produit des grands ensembles en périphérie des villes. Malheureusement, ces quartiers étaient souvent mal pensés : éloignés des centres-villes, sans infrastructures de transport appropriées, et avec des équipements publics insuffisants. Cette approche utilitariste a généré des zones d’habitation déconnectées du tissu urbain. Parallèlement, les années 1960 à 1980 ont vu l’essor des zones pavillonnaires, souvent sur des terres agricoles. Si ces constructions répondaient au rêve d’accession à la propriété, elles ont contribué à l’étalement urbain, augmentant les coûts de fonctionnement des communes et posant des problèmes environnementaux, notamment l’imperméabilisation des sols.
Aujourd’hui, nous faisons face aux conséquences de ces choix. Les grands ensembles sont devenus des lieux de relégation sociale, souvent marqués par des difficultés économiques et un manque de mixité. Quant aux zones pavillonnaires, elles sont peu adaptées aux enjeux actuels de densification et de mobilité. En revanche, certains modèles européens, comme en Allemagne ou en Scandinavie, ont préservé un équilibre entre centre et périphérie, grâce à une meilleure coordination entre urbanisme, logement et transports.
Pour l’avenir, nous devons repenser nos politiques : réhabiliter les grands ensembles pour les intégrer dans le tissu urbain, densifier intelligemment sans sacrifier la qualité de vie, et favoriser les villes moyennes comme alternatives attractives aux grandes métropoles. Construire ne doit plus se limiter à répondre à une demande quantitative, mais doit intégrer des enjeux de durabilité et d’ancrage territorial.

Les politiques du logement sont-elles trop utilitaristes ?
Philippe Laurent : Oui, elles le sont historiquement. Elles se concentrent sur des objectifs quantitatifs : loger toujours plus de personnes dans un espace restreint, souvent en métropole. Ce modèle est issu de la révolution industrielle et actualisé par les enjeux environnementaux de densification. Mais ces politiques ignorent souvent la question essentielle, où et comment les Français veulent-ils vivre ? De nombreux citoyens aspirent à des villes à taille humaine, proches de la nature, avec des services de proximité. L’urbanisme doit évoluer pour répondre à ces attentes, avec un équilibre entre métropoles comme hubs économiques et villes moyennes comme lieux de vie.

Comment revitaliser les centres-villes ?
Philippe Laurent : Nous avons déjà accompli des progrès avec des programmes comme Action cœur de ville ou Petites Villes de demain. Ces initiatives mobilisent les acteurs locaux et intègrent des managers de centre-ville pour coordonner les efforts. Mais beaucoup reste à faire, notamment en matière fiscale. La taxe foncière, par exemple, pousse à construire davantage sans prendre en compte les enjeux d’imperméabilisation des sols.
Pour que nos centres-villes redeviennent attractifs, il faut aussi diversifier l’offre commerciale, améliorer la mobilité et encourager des politiques de propriété foncière pour préserver la diversité.

Quel regard portez-vous sur l’urbanisme commercial en France ?
Philippe Laurent : La France a sacrifié ses centres-villes en privilégiant les zones commerciales périphériques. Contrairement à l’Allemagne, qui a su maintenir un équilibre entre centre et périphérie, nous avons laissé les cœurs de ville dépérir. Mais je reste optimiste : nous observons une mobilisation croissante des élus pour renverser cette tendance. Il faudra toutefois une volonté politique forte pour y parvenir.

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