Sobriété foncière : la forêt est un enjeu crucial pour le futur
Nicolas Fournier le Ray,
13 juin 2024
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En France métropolitaine, la forêt couvre aujourd’hui 31% du territoire, ce qui représente un peu plus de 17 millions d’hectares. Cela équivaut à un hectare de forêt pour 4 habitants. Si nous prenons l’hypothèse qu’un hectare de forêt absorbe en moyenne 3,5 tonnes de CO2 équivalent par an et que l’empreinte carbone qu'un habitant est de 10 tonnes de CO2 équivalent par an*, la forêt française capte plus de 10% de nos émissions de gaz à effet de serre chaque année, constituant ainsi le principal puit de carbone du pays

Pour réduire les émissions de carbone, deux actions principales sont envisageables :
  • la première consiste à décarboner nos industries, y compris les secteurs du transport et de la construction, pour intégrer la contribution des ménages à cet effort.
  • la deuxième, moins évidente mais tout aussi cruciale, est d'augmenter la capacité des écosystèmes naturels à séquestrer le carbone de manière durable. Cette approche met en avant l'importance du monde vivant, car sans son soutien, la décarbonation industrielle seule ne sera pas suffisante.
Il est par ailleurs intéressant d'observer que la répartition des forêts varie considérablement entre les départements. Les collectivités, qui possèdent 16% de la superficie forestière totale, avec 80% de ces zones boisées situées dans les régions Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté (selon l'IGN), jouent un rôle crucial. Sur le chemin de la sobriété foncière, considérer la forêt et ses multifonctionnalités est un enjeu fondamental. Pour la planification territoriale, il apparait essentiel en amont de :
  • connaître la quote-part forestière de son territoire,
  • identifier sa propriété (publique ou privée),
  • évaluer son état de santé (taux de mortalité),
  • analyser sa gestion (pratiques sylvicoles),
  • appréhender ses risques (incendies, tempêtes, équilibre sylvo-cynégétique),
  • valoriser ses usages (production de bois, protection de la biodiversité, accueil du public),
  • calculer sa capacité annuelle de séquestration de carbone.
Cette exercice, par la production d’"indicateurs du vivant", doit permettre d’identifier des solutions plus efficaces pour lutter contre le changement climatique, de promouvoir une gestion durable des terres en adoptant des projets respectueux de la biodiversité, du climat et de la vie terrestre en général.

* Source : SDeS, tableaux de l'économie française

Bon à savoir : les forêts jouent un rôle crucial dans la séquestration du carbone en absorbant le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère et en le stockant dans la biomasse des arbres (tronc, branches, feuilles) et dans le sol. Cette capacité de séquestration varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que le type de forêt, l'âge des arbres, les pratiques de gestion forestière, et les conditions climatiques.
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